LE SHIATSU, ART DU TOUCHER

Le Shiatsu est une thérapie holistique fondée sur le toucher des méridiens du corps humain et des tsubos qui y sont associés. Il harmonise le yin et le yang, la circulation des trois principales sources d’énergies*.

Le Shiatsu agit sur les plans biomécanique et énergétique. Il favorise le relâchement physique, psychique et émotionnelle, redonne au corps son libre mouvement, améliore nos postures naturelles.

 

Ki* (énergie vitale)     |    Jing* (l’essence originelle)    |    Shen* (l’esprit) 

Le Shiatsu est un art du Touché

Il se pratique au sol, habillé de vêtements souples pour favoriser le mouvement et le toucher. Le praticien utilise majoritairement la pulpe des doigts ou ses pouces pour appliquer des pressions plus ou moins profondes sur des zones larges ou des points précis situés sur le trajet des méridiens énergétiques. Par le mouvement, la ventilation active, la mise sous tension et le relâchement, le praticien accède aux zones plus profondes du corps. La circulation fluide et équilibrée des énergies entre les points des méridiens, en relations avec les organes et les viscères, favorise l’état de bonne santé.

 

 

 

Citation de Shizuto Masunaga Senseï dans son ouvrage “Shiatsu et Médecine Orientale”.

Le shiatsu est une méthode thérapeutique manuelle développée au Japon au cours du XX ème siècle, reposant essentiellement sur une technique de pressions stables et continues. Dérivée de l’Anma traditionnel (méthode de massage par pressions profondes pour enlever), elle s’exerce par des pressions  au moyen des doigts ou des mains sur les points d’acupuncture des méridiens. Le shiatsu vise à prévenir ou à réparer les dysfonctionnements organiques par un rééquilibrage énergétique. “Shi”, désigne les doigts de la main et “Atsu” le maintien et la pousser.

Méridiens et shiatsuLe terme “Shiatsu” et la méthode de traitement à part entière qu’il constitue (combinaison de l’Anma orientale et de la chiropraxie occidentale) est reconnu officiellement par le ministère de la santé japonaise en 1955 grâce aux travaux reconnus de Tokujirō Namikoshi Senseï. Dans les débuts des années 60, Shizuto Masunaga, élève de Namikoshi Senseï, intégre dans ses études cliniques et soins de shiatsu plusieurs théories issues des fondamentaux de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) ou Kanpô ; ce dernier terme désignant au Japon la médecine venue de Chine.

Les principes du Yin-Yang, des 5 éléments, l’application des quatre outils de diagnostic fondamentaux (1), du Kyo-Jitsu et de sa méthode de traitement associée Ho-Sha,  s’associent à ses connaissances sur le fonctionnement des méridiens énergétiques.

Une philosophie du shiatsu prend forme avec un système de traitement et une méthode propre à Shizuto Masunaga Senseï (2) : le Zen shiatsu. Par la suite, différentes approches du shiatsu furent développées. Elles sont à l’origine des styles de shiatsu pratiqués en Europe depuis 1980.

A cette époque, plusieurs maîtres du Japon arrivent en France pour enseigner le Shiatsu. L’un des disciples de Shizuto Masunaga Senseï, Monsieur Yasutaka Hanamura, s’installe alors à Paris pour transmettre ses connaissances à Paul Olivier, ancien kinésithérapeute. Christophe Davy suivra à son tour l’enseignement de Paul Olivier et développera ses compétences pendant 10 ans pour créer le Shinsoku shiatsu “shiatsu du souffle profond”. C’est auprès de Christophe Davy et Maellä Caro que je me suis formé au Zen puis au Shinsoku shiatsu entre 2009 et 2013.

(1) Quatre méthodes de diagnostic de la médecine orientale : Bôshin, Bunshin, Monshin, Setsushin Respectivement, méthodes de diagnostic par la vue, l’ouïe et l’odorat, la parole, le toucher.
(2) Shizuto Masunaga Senseï
a été thérapeute et enseignant de shiatsu entre 1950 et 1981. Fondateur de l’institut Iôkai au Japon (Centre de recherche sur le shiatsu et clinique de soins).

Le shinsoku shiatsu applique deux principes élémentaires du zen shiatsu, à savoir l’équilibre de la circulation des énergies dans les méridiens du corps humain et l’harmonisation du yin et du yang. Son efficacité repose sur un travail en mouvement et la recherche de la profondeur des zones de tonification et de dispersion.

Il se caractérise par l’action coordonnée de la respiration et de la mobilisation du corps par des techniques de tension et de relâchement musculaire. Par voie de conséquence, le praticien accède aux muscles et fascias en étroites relations avec les organes et les viscères. Dispensée sous la forme d’un soin, c’est une thérapie manuelle qui demande au patient une participation active pendant et après la séance.

Les spécificités du shinsoku shiatsu, décrites ci-après, ne sont pas systématiquement retrouvées sur l’ensemble d’une séance. Elles permettent néanmoins d’appréhender chaque personne au plus près de ses attentes et besoins :

  • Bilan des zones du dos de Masunaga, pratiqué debout pour considérer la posture.
  • Pratique du zen shiatsu sur les méridiens avec ou sans étirements, intégrant la technique de Ho-Sha.
  • Pratique en considération des méridiens extraordinaires ou merveilleux vaisseaux.
  • Travail ventilatoire assisté et/ou sollicité verbalement.
  • Mobilisations des 4 membres et de l’ensemble de la colonne, progressives et adaptées en tests ou en corrections.
  • Mise sous tension passive avec le seul mouvement de la ventilation, active par un mouvement particulier ou l’amplification du mouvement ventilatoire.
  • Relâchement soudain ou progressif de la tension, adapté selon que la pratique soit tonifiante ou dispersante.
  • Travail sur ballon pour bénéficier de la dynamique du rebond ; non spécifique aux femmes enceintes.

Le shinsoku shiatsu s’adresse à tous. C’est une méthode appréciée de la femme enceinte car elle s’intègre très bien dans la prise en charge et le suivi de la grossesse et de la période postnatale (voir l’article “le shiatsu et la grossesse”). Les bienfaits apportés varient selon les personnes et de leur terrain, dépendent des méthodes pratiquées, des besoins identifiés, de l’état physique et psychologique de la maman le jour de la séance.

En complément :

  • L’enseignement du shinsoku shiatsu est dispensé par Christophe Davy à Nantes en France.
  • Il s’inscrit dans un cursus de 4 ans de formation auprès de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel (FFST).

En tant que praticien de shiatsu certifié, j’adhère au code de déontologie de la FFST.
Je communique avec l’ensemble des professionnels de la santé et ne me soustrais pas au médecin traitant.

Code de déontologie FFST

Le shinsoku shiatsu, comme le zen shiatsu, est une méthode préventive reconnue et adaptée pour accompagner la femme enceinte le temps de sa grossesse et durant la période postnatale.

Beaucoup de sages-femmes se forment au shiatsu et l’emploie pour faciliter le travail lors de l’accouchement. En plus de soulager les maux liés à la grossesse, les séances vous permettent d’assimiler plus facilement les émotions, ce qui évite leurs blocages. Elles favorisent l’attachement de la maman à son bébé et accentuent l’état de conscience de la maman, sous-entendu pour elle-même et le bébé. En période postnatale, le shiatsu est très utile pour prévenir et réguler les dépressions.

Les séances peuvent se faire en présence du papa pour favoriser les échanges avec la maman et le bébé.

Bienfaits du shiatsu pour la maman :

  • Diminue les douleurs,
  • Favorise le relâchement des zones musculaires sous tensions (nuque, trapèzes, para-vertébraux),
  • Redonne de la mobilité aux articulations pelviennes (hanches, sacro-iliaques et sacro-lombaire),
  • Améliore les chances d’avoir un travail normal et une bonne récupération post-natale,
  • Favorise la relation entre les deux partenaires, l’implication du papa pendant la grossesse.

Bienfaits du shiatsu pour le bébé :

  • Soutien le développement physique et émotionnel du bébé,
  • Favorise la bonne relation avec les parents,
  • Aide le bébé à se positionner correctement pour le travail.

 

COLLABORATIONS

  • 2015 avec le SPA de la rue, organisation non gouvernementale (ONG), à Montréal (QC) – Canada.
  • 2014 avec l’Union Départementale des Sapeurs-Pompiers de Loire-Atlantique – France.
  • 2011 et 2012 avec la Clinique Brétéché de Nantes – France.
    – Application du shiatsu pour le traitement des douleurs chroniques liées à la fibromyalgie.
  • 2009 à 2012 avec le Centre d’Incendie et de Secours de Carquefou – SDIS 44 – France.

 

STATUTS JURIDIQUES

En France

En France, le shiatsu est reconnu officiellement depuis le 25 juillet 2015 comme profession à part entière selon les lois en vigueurs du domaine de la santé publique. Le titre professionnel de “Spécialiste en Shiatsu” est définit par le code NSF 330. Le praticien spécialiste en shiatsu détient un Certificat Fédéral délivré par un organisme reconnu et déclaré comme la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel.

Au Canada

Au Canada, excepté dans la province du Québec, le shiatsu est représenté par la Shiatsu Federation of Canada. Chaque province possède une structure indépendante, représentante du shiatsu, affiliée à la Fédération. Les professionnels qui l’exercent sont des praticiens de shiatsu ou Shiatsu Therapist. Le Shiatsu est reconnu comme une thérapie de santé.

Dans la province du Québec

Dans la province du Québec, le shiatsu n’est pas fédérée par une structure autonome mais intègre la catégorie professionnelle de la massothérapie, soumise à réglementation et aux lois en vigueur dans le domaine de la santé publique.

 

PERFECTIONNEMENT

Stage de shiatsu auquel j’ai participé, dirigé et animé  par un instructeur expérimenté

 

2011

  • « Bilan du hara » à Pont-Aven – France, sous l’enseignement de Yasutaka Hanamura Senseï